DE TOUT UN PEU...
SPLASCH !!!
SENSUELLEMENT
DE TOUT UN PEU...
BOIRE ET DEBOIRES
ECRIRE EN JOUANT
EN V'LA DU VRAC...
POUR UNE NANA
PELE-MELE....

La chute de Vérone (tome II)
(divagations sur la rupture avec tombé de l’échelle, la vache, elle a scié les barreaux)

Déjà
il t’aime
depuis
bien avant que tu partes

Déjà
des jachères de tendresse plein les mains
des jamais scotchés aux souvenances
il fait toujours le café pour deux
depuis
il zone aux abords des humains
il largue leurs abois de puissance
sans tes sourires il se méfie d’eux

Déjà
des Javert perquisitionnent ses rêves
des jaloux examinent ses draps
des jarretelles lui cinglent l’insomnie
depuis
de puits en puits ton écho l’achève
le glace le glas aux frissons de toi
les heures croupissent comme un déni

Déjà
des janviers refroidissent ses demains
des javas sur les maux, bleus et coups
Le tourneboulent vers l’hasardeux
depuis
de puisque en parce que inhumains
il se tord à rouiller comme un clou
Il fait toujours le café pour deux

Déjà
depuis
tu es la femme de sa mort

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La chute de Vérone

(sérénade d’une dispute entre monsieur roméo et mamzelle Juliette - témoignage sous couvert d’anonymat d’un voisin de palier)

Mélanco à ras bord
cherche échappatoire
pour ouvrir les vannes
au trop plein de déveine

Le cœur qui fissure
l’amour fait le mur
s’enliser lentement
aux sables émouvants

Sécher les chocs de cœur
déshabiller le soi
balancer les lambeaux
et de froid s’endeuiller

Les absences dépècent
ce que l’amour rapièce
…mais se faire la belle
pour la dernière fois

Forfait illimité
du trente sixième ciel
au septième dessous
c’est dire si ça secoue

Quand le cœur fissure
l’amour fait le mur
s’enliser lentement
aux sables émouvants

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Presque

A l'excès
A pleine bouche
A bout de souffle
Je te cherche
Dans l'impossible
Des heures creuses
Dans les temps morts
De l'insoutenable

De ton rire à mes larmes

Ton vide est un abcès
Qui me fait mal dedans
Incisif je me carie
A ruminer tes goûts de sucre
Et là, en solo
Outre mesure
Je me bémole
Et je m'accroche
Sur des fausses notes

Tu t'es tue, tu me tues

J'aimais tant
Que d'une pluie de baisers
Que d'un orage de caresses
tu soies trempée

Mais
je t'alzheimeurs

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Au troisième top...

Perdre son temps à gagner sa vie
gagner du temps et perdre sa vie
le temps gagné sur une vie perdue
la vie qui se perd dans le temps
si je tue le temps qu'est-ce que j'y gagne?
Ma vie?

Les ans pâteux collent à la bouche
comme la terre où fleurissent nos pissenlits
retour aux racines...

les heures décapent, dépitent
décapsulent, décapitent
et la vie se résume en trois temps
deux mouvements : naître et mourir

le temps salaud salope l'innocence
torche les rêves, ébrèche les yeux
asseche les caresses

le temps
course de vitesse à l'échalote en sac
à coups de bâtons et de carottes
et faut pas s'en foutre comme de l'an quarante
de tant de carottes vichy

le temps est un usurier qui te revend très cher
ce que tu as perdu ou raté
Regarde les condamnés à vivre ont les boules
derrière les grilles de leur loto
ils ajustent le temps
en tuant leurs espoirs
et perdent ce qu'ils veulent gagner
ou gagnent ce qu'ils ont à perdre
Allonzenfants enfanzallons
grattons, cochons! grattons, cochons!

Pendant ce temps je t'ai perdue
et je m'use les mains
tant je pense à toi

Que le temps soit peu

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Choc frontal : 1 blessé grave

(ou un pavé dans...l'amour)


L’amour c’est du cache-misère
De la misère payée cash
Pour planquer nos solitudes
C’est que du bon leurre
A se froisser la peau
Du papier peint flambant neuf
Avec raccord, chauffez la colle
Pour cacher nos moisissures
Druckeriser nos dimanches
Et pasteuriser nos violences

L’amour ça t’enchaîne deux mains
Et te fait croire que tu es libre
Que tu es médaillé(e) d’une auréole
Mais tu claustro sous une burqa
L’amour c’est déjà de la haine
Qui perfore le cœur et les tripes
Des caresses à rebrousse-poil
Du décor en carton pâte à moduler
Du faux semblant au prix d’une vie

L’amour c’est de l’illuse, Majax wc
Promo à la st Valentrucmachin
Des compromis pour cons promis
Des contraintes pour étreintes à la con
Des concessions pour cimetière
C’est de la fleur artificielle
Où s’encrassent nos poussières
Qui se délave de la dernière pluie
« je ne t’oublierai jamais »
A cause des gosses et pour ton cul ! !

L’amour c’est Adam et Eve au Meeticland
A se bouffer la pomme de discorde
Si j’avais su j’aurais pas venu (Judas, Cène I, acte II)
Merci j’ai déjà donné pour les restes du cœur
C’est du rêve pour les unes et les manchettes
A faire mouiller les midinettes, bander les pré-pubères
C’est Venise qui prend l’eau et qui pue
Roméo pendu à sa mandoline
Sœur Anne qui ne voit toujours rien venir
Vénus frigide et Aphrodite impuissant

L’éros fané fait vibrer les rancoeurs
Et regarder ensemble dans la même direction
Le fond de l’impasse, le mur…le mur…le mur
L’amour ça fait toujours souffrir un des deux
Ça fait gravir des montagnes de faux plats
C’est le désert qui avance, la montée des eaux
Tu vois, tu pleures et je suis à peine parti(e)
L’amour singulier, les amours plurielles
Ça te fait gober que tu es quelqu’un(e)
Et quand tu te retrouves seul(e) t’es plus rien


On tue par amour, jamais par tendresse

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La vie, mes triques (tome I)

Tu m'étripes
A la mode à la mode
Quand tu me plantes mon chou
Je spécule j'opercule
A l'épier dans le plat
De son ventre
Qui me tarabuste
Me poinçonne sonne sonne

Je me ferai pêcheur de lune
Pour chiner à tes ombres
Des baisers au goût de prunes
Pleines de jus qui dégoulinent
Jusque dans nos cous
Des baisers qui oppressent
Si je les garde pour moi
Prends moi....

Je m'évertue au vice
Je me souille
A te deviner au moment présent
Dans tes faits et mes gestes
A nous dégrader de caresses
Dans des bel-canto
Rutilants de luxure
Nos bouches en feu
Sur des assauts primitifs

Je me ferai flibustier
Pour me saborder
Sur tes ors
Piller tes joyaux
Peau contre peau
Mains contre mains
En découdre
Sur le fil du plaisir
Et périr dans la moiteur
De tes criques

Je me sabote
Au débotté
A espérer te sauter
Mes attentes à plus d'heure
Des attentats à nos pudeurs
Exploser tes fruits fendus
Comme des grenades
Dégoupille moi...
Je me coltine
Tous les abri-bus
Où tu te déballes en tenue de soierie
Arrêt sur image
Moi je t'affiche sur mes illusions
donnant d'Onan
Et je me dégonde
Sur le pas de ta porte.

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C'est encore loin l'Amérique ?

Je m'apollinaire de rien
Je rimbaudelaire du temps
J'achoppe sur ma bière
J'anonyme mon testament
D'alcoolo précaire
Dans des vers à pieds
Des kils au mètre ça use ça use
Des rimes de baise-majesté
Des strophes qui m'apostent
Des sonnets que je claque
Et puis toi
Je te jetterai aux oubliettes
Et je me jetterai dans tes bras

Je m'apollinaire de rien
Je rimbaudelaire du temps
A stationner en double file
Dans mes zombiguités
Mes leurres de cinq à sept
Envie de visiter la folie
Au début elle est froide
Mais après putain elle est bonne
Avec ses vagues d'innocence
Qui t'invitent à la déraison
De recouvrer tes yeux d'enfant
Je te jetterai aux oubliettes
Et je me jetterai dans tes bras

Je m'apollinaire de rien
Je rimbaudelaire du temps
Le désir de murer les windows
Fermer les boîtes à dialogue
Me coudre sur mon repli
Dans le vertige des lignes
Me taper la tête contre les mots
Les prendre les retourner les faire jouir
Alors j'erre et autisme
Ne seront plus qu'érotisme
Et je pourrai t'aimer
En te jetant aux oubliettes
Je me jetterai dans tes bras

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Libido blues (à John Lee Walker)

je (c)rêve de toi...
A peaufiner peau de chamois tes ombres
En taillant mes crayons de couleur
Sur mes envies acérées de te serrer
Je te gouache aussi dans mes nuits
A petits coups de ballet de pinceaux
Des yeux excités de chienne tigresse

je (c)rêve de toi...
Je me sais déjà goulu de ta bouche
Rouge comme le moulin de Lautrec
L'eau du plaisir aux limites de l'aube
Je me sens calisson polisson
A fondre sur les rives de ta langue
Sous ton regard quai des Brumes

Je (c)rêve de toi...
A saupoudrer tes goûts entêtants
Sur les p'tits morceaux de mes jours
En patience de nos rv nocturnes
A m'imaginer petit puceau
En visite au bordel, tout ému
Découvrant mon sexe pinocchio

Je (c)rêve de toi...
A t'écouter frissonner croyant
Que toi aussi tu te te godelines
Les yeux plissés comme ta jupe levée
Surprise de fleurir tes jamaïques
Orchestre que tu mènes du bout du doigt
Le bonheur si tu pensais à moi...

Je (c)rêve de toi...

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E péricoloso sporgersi
(version acoustique)

Dans les vapeurs
De mes humeurs
Je m'empiète
Me mens, piètre
Et fugace fantoche
A mes sons de cloche

Y a le cafard
Qui m'sert d'isoloir
Je me chrysalide
A mes pleurs acides
Puis je me coconne
Aux lèvres d'une bonbonne

Je me glauqu'n'roll
A côté de mes grolles
A côté de la plaque
Dans le fond du lac
Où gît ton souvenir
J'aurais pas du v'nir!!

Désespoir de cause
A effets je m'overdose
Entre mon coming-out
Et ton black-out
Une ampoule qui s'balance
C'est comment la transe?

Tu n'étais que soupirs
Je l'ai pas vu v'nir
J'étais à deux minutes de toi
A petites touches à petits pas
Tu m'as laissé qu'un mouchoir
Ou l'as-tu laissé choir.....

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VISITE A GOLGOTHA

Je m'attache à tes hanches
Toi tu te penches, moi je m'épanche
Va et vient et balancement
Déferlement à contre courant
Tu m'encolles et je décolle
Nos souffles se copient-collent

On se vice et verse à boire
Ivres nos sueurs dérisoires
Jeux de langues asséchées
Peaux mouillées de nos péchés
Moiteur des corps en décadanse
Murmures au rythme de ta cadence

Les frissons se font tremblements
Saccades, soubresauts, deux aimants
Ma bouche en plein naufrage
Se fracasse béante à tes rivages
Sous la jouissance qui nous abonde
Tu geins, renonces, je t'inonde

Et mourir dans tes bras
En croix
Désarticulé dans ton autel
Lune.. de miel

emoisetmoi
20/08/02